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Vendredi 11 mars 5 11 /03 /Mars 23:39

NB: Copier/coller de la fiche d'élevage d'étii

Merci à lui pour son autorisation de publication

 

Messor barbarus

Géographie:
Messor barbarus est la moissonneuse par excellence (d'où son nom latin) que l'on retrouve principalement chez les myrmécophiles amateurs, en raison de sa grande taille et de ses grands major (taille équivalente à celle de la gyne) à tête colorée.
Bien que présentes principalement sur le pourtour méditerranéen, certaines espèces du genre se trouvent à des latitudes plus nordiques (Centre de la France, Allemagne).

Caractéristiques:
Cette fourmi d'un noir luisant et à la pilosité plus ou moins développée (barbarus est plutôt glabre alors que structor est très velue surtout sur la tête) possède un long pétiole. C'est une espèce monogyne . Le genre Messor présente plus ou moins les mêmes caractéristiques, quelque soit l'espèce, avec une seule gyne par colonie sauf en ce qui concerne Messor structor.
Les ouvrières comportent trois castes (dont la taille varie de façon aléatoire) minor, media et major. Les major, sont aussi improprement appelés "soldats" car, par le biais de leur puissantes mandibules, il peuvent avoir un effet dissuasif ou meurtrier sur tout ennemi éventuel, mais leur rôle consiste aussi, et peut-être avant tout, à casser les coques des graines dont les Messor se nourrissent.
Si chez la plupart des fourmis la gyne se contente rapidement de ne faire que pondre dès que le nombre d'ouvrières est suffisant (une dizaine d'individus parfois), chez les reines Messor l'activité est continue et importante. D'où leur intérêt à l'observation: il est à gager que l'absence de trophalaxie chez les Messor pousse la gyne à fabriquer elle aussi le pain nourricier.
Pour ce qui est des températures, un peu de chaleur lors de la fondation peut stimuler la gyne (25° C) mais il est inutile de chauffer le nid ensuite et elles vivent très bien entre 20° et 22° C. A l'état sauvage, bien que plutôt méditerranéenne, Messor cherchera de la fraicheur et de l'humidité très profondément dans le sol. En milieu très aride le nid peut atteindre jusqu'à 5 m de profondeur.
Le succès des Messor en élevage tient à des conditions de maintien assez simple (c'est un genre robuste): une humidité faible et un régime alimentaire peu exigent constitué de graines (les mélanges pour canaris ou perruche que l'on trouve dans le commerce conviennent parfaitement mais ne sont pas forcément les plus faciles à utiliser).
La timidité est aussi une de leur caractéristique: les gynes sont très sensibles au moindre changement brutal (vibrations, amplitude thermique, lumière vive). Le stress peut provoquer une absence de ponte chez la gyne en cours de fondation, voir à terme sa mort. Les grandes colonies sont moins sensibles à ce genre de stress.
Point d'alpinistes, elles sont d'assez mauvaises grimpeuses (les vitres d'une ADC peuvent être un obstacle insurmontable si elles sont propres), mais leurs fortes mandibules peuvent creuser des matériaux comme le béton cellulaire, et a fortiori le plâtre des nids artificiels. Il convient donc d'être prudent sur le logis qu'on leur fournit, surtout quand la colonie devient imposante en nombre et cherche à accroitre la taille de son nid.
Comme tous les membres des Myrmicinae, la nymphose (transformation de la larve en nymphe) des Messor se fait sans cocon.

Nourriture:
Les Messor entretiennent des stocks de graines (dont parfois elles enlèvent le germe) dans leur nid (de véritables greniers), ce qui peut attirer des acariens auxquelles elles sont sensibles en captivité et peuvent également provoquer des désagréments; les graines des mélanges exotiques pour oiseaux germent avec l'humidité du nid. Pour éviter les levées de graines, il peut être utile de donner des graines indigènes à nos contrées (leur dormance est bonne et leur levée nécessite une longue exposition au froid): pissenlit ou violette par exemple, dont d'ailleurs elles raffolent. La liste pourrait être longue...
Elles apprécient un insecte de temps à autre mais la base de leur alimentation demeure les graines avec lesquelles elles fabriquent du "pain". En effet, sous l'effet de leur mastication et de leur salive, l'amidon des graines se transforme en sucre (sucre lent) dont elles se nourrissent à stricto senso. Si un abreuvoir d'eau peut être mis à leur disposition (attention aux noyades - la présence d'un coton ou de sable stérilisé préalablement peut éviter ce genre d'inconvénient), il est déconseillé de leur donner des liquides sucrés (sucres rapides) qu'elles ne savent pas assimiler.


Essaimage:

septembre/octobre.

Pour conclure, quelques noms d'espèces du genre Messor présents en France, hormis barbarus:
Messor bouvieri, Messor structor, Messor minor, Messor capitatus, Messor wasmani (en Corse seulement).

 

Pour compléter la fiche, un vieux reportage sur l'alimentation très spécifique des Messor:
Par Elway - Publié dans : Messor barbarus
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